Tout petit village très difficile d'accès, accroché à son promontoire sur les contreforts du Causse Noir, en Aveyron, il nous offre un saut dans le temps et la sérénité. La route étroite où il est presque impossible de se croiser, s’élève rapidement depuis la vallée de la Dourbie. Perché à flanc de colline, ce hameau fusionné en 1834 à La Roque Sainte Marguerite est un pur joyau patrimonial où vivent quelques privilégiés. Créée en 1962, l’association des amis de Saint Véran oeuvre à la conservation du site et notamment de l’église Notre Dame de Treilles située en contrebas, ancien prieuré du XIIème. Le site complètement restauré est fait de calades étroites et souvent pentues, les maisons entourent le piton rocheux où se dressent les deux châteaux ruinés, le "majeur" et le "mineur", il ne reste qu'une tour et quelques murailles, en cours de restauration et privé. Un donjon est cité au XIIème siècle sur le rocher, il appartient à la famille "Saint Véran", ensuite il est vendu au comte de Rodez. Occupé par les Anglais puis repris par le connétable Bertrand d’Armagnac au début du XVème siècle, il est renforcé d'un rempart. En 1563, durant les guerres de religion, les protestants détruisent partiellement le bourg. Fief de la famille de Montcalm du XVème siècle jusqu'à la révolution.
































