QUE NOTRE FRANCE EST BELLE
SAINT THOME

Petit village de l'Ardèche, perché sur son piton à la confluence de trois rivières. La première mention du site remonte au VIème siècle, l'évêque de Viviers en reste propriétaire jusqu'au XIIIème. Le lieu se développe à partir du XIIème siècle, une enceinte fortifiée est attestée au début du XIVème avec deux portes, une au sud et une au nord, il en reste quelques vestiges. Le village subit diverses calamités au cours des siècles: pestes, guerres entre seigneurs d'Armagnacs et Bourguignons au XVème, guerres de religion au XVIème et une alternance de périodes de brigandages et de famines. Au XVIIIème siècle, pays rural, il vit de cultures, d’élevage de moutons, de chèvres, d’exploitation de bois. Au milieu du XIXème, la vigne et la sériciculture se développent, la population s'accroit mais la pébrine (maladie du ver à soie) puis la fibre artificielle ont raison de cette production. Déserté au début du XXème siècle, il retrouve vie dans les années 1950 avec l'arrivée d'artistes et de nouveaux résidents. Visible de loin, le château est érigé au XIIème puis agrandi au XVIème siècle par un corps de bâtiment comportant 2 tours. En 1632 sur l’ordre de Richelieu, les tours sont écrêtées. Il est vendu en 1777 à la famille de Mercoyrol de Beaulieu qui entreprend des travaux de rénovation, leurs descendants y résident toujours.

Le château - Construit au XIIème siècle, agrandi au XVIème siècle par un corps de bâtiment comportant les 2 tours qui vient s’appuyer sur le donjon. En 1632 sur l’ordre de Richelieu les tours sont écrêtées. Il est vendu en 1777 à la famille de Mercoyrol de Beaulieu qui entreprend des travaux de rénovation. Les descendants y résident toujours.
Eglise Saint-Thomas - Construite au VIème siècle, donne son nom au village. L’actuelle est rebâtie au XIIème siècle, agrandie au XIXème.
Chapelle Saint Sébastien - Située face à l'église, reconstruite au XIIème siècle sur une base du VIème siècle. Elle porte une inscription gallo-romaine sur son mur latéral, datée de 487, épitaphe d’un évêque de viviers. Désaffectée au XIXème siècle, elle est transformée en école, le portail a été muré, de nouvelles ouvertures sont percées et les murs surhaussés pour l'aménagement d'un étage. (Photo prise sur internet, la chapelle etait entourée d'échaffaudages pour restauration après le tremblement de terre du 11 novembre 2019).
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