Ancienne ville fortifiée où subsistent quelques vestiges de remparts dont une porte du XIVème siècle. Aujourd'hui, gros bourg provençal aux ruelles pavées, posé dans une plaine de vignobles et de lavandes, dominé par son imposante cathédrale. Le centre ancien, riche en histoire, recèle de nombreux monuments tels que le palais épiscopal, les hôtels particuliers, la tour juive ou la cathédrale Notre Dame du XIIème, véritable joyau de l’art roman provençal, modifiée au XVème. Comme tout le Dauphiné, la ville fait face aux luttes religieuses, occupée successivement par les partis protestant et catholique, détruite et reconstruite, elle est totalement restaurée au XVIIème quand la paix religieuse revient. Les hôtels particuliers sont édifiés à partir du XVIIIème. Le nom de la ville résulte d'une maladresse de traduction: à l'origine, sous l'empire romain, elle s'appelait "Tricastinorum", traduit ensuite par "Tricastin" puis "Trois Châteaux" malgré l'absence de château. En 1986, le Tricastin, région trufficole, a inauguré à l'ombre de la cathédrale "la Maison de la truffe et du Tricastin" sous les voûtes d'une ancienne demeure bourgeoise. La commune est dans la zone de production des "Coteaux du Tricastin", gênés par la notoriété de la centrale nucléaire du même nom, ils ont obtenu par décision exceptionnelle de l’INAO à partir de la récolte 2010, de rebaptiser leur appellation "Grignan Les Adhémar".






























