Site patrimonial et friche industrielle, sur un panneau on peut lire: "Ici vivait depuis la nuit des temps et jusqu’en 1933, un village cévenol contemporain de son château". La révolution industrielle va chambouler le destin de cette commune du Gard. Les premières mentions d’une activité minière remontent au XIIIème siècle, le seigneur afferme les mines à des petits exploitants. En 1840 avec l’arrivée du chemin de fer, l’exploitation industrielle démarre, en 1855, la Compagnie de Portes et Sénéchas est créée elle produit 150 000 t. de charbon par an, ce qui va causer la ruine du bourg et de son château. Pour faire face à une demande en hausse lors de la première guerre mondiale, des galeries sont même creusées sous les habitations, causant des dégâts irréversibles. Le parking marque l'emplacement du village détruit à partir de 1930, (travaux qui ont couté la vie à 5 ouvriers) après d’énormes fissures et des effondrements. Derniers vestiges, les platanes de la cour d’école. Des cités sont construites un peu plus bas, pour reloger les habitants. L’église est déplacée, seul le château échappe à ce sort malgré son état de ruine avancée. Sur le col, il surveillait depuis le XIème siècle la voie Regordane empruntée par les pèlerins de Saint-Gilles et les Croisés vers la Terre Sainte, quadrangulaire avec des tours carrées, au XVIème apparaient fenêtres à meneaux, galeries et escalier, au XVIIème est édifié le château Neuf, en forme d’éperon très effilé qui fait l’originalité du monument. Vendu à la révolution, en 1841, propriété de la famille de La Vernede qui le restaure, évacué en 1929 suite aux effondrement de terrain, vers 1960, l'ensemble est stabilisé. En 1969, une association est créée afin de le sauver.












