QUE NOTRE FRANCE EST BELLE
MARIE

Petit village perché des Alpes Maritimes sur les contreforts de la vallée de la Tinée, au bout d'une étroite route en lacets dans un paysage de montagnes boisées. Il a gardé de nombreuses traces de l'époque médiévale le long de sa rue principale où l'on peut admirer des façades de pierre grise, un brin austères. Plusieurs traverses en escaliers, le plus souvent raides et pavées de dalles de pierre mènent au sommet où s'accrochent de hautes maisons construites sur le rocher, surplombant le vide. Vertigineux et abrupt sur un versant, le village offre un visage plus riant de l’autre côté, présentant des façades étagées bordées de jardinets. Fondé au Moyen Age par un ermite guérisseur, il fait bâtir près de sa cabane, à l'aide d'aumônes, une chapelle dédiée à la Vierge Marie qui devient un lieu de pèlerinage, elle donne naissance à un hameau qui apparaît pour la première fois en 1066. Provençal jusqu'en 1388, le fief intègre le comté de Beuil jusqu'en 1618 où il est donné à Emmanuel Baciloto, grand camérier du duc de Savoie, les descendants le gardent jusqu'en 1722 où Victor Amédée II, duc de Savoie, dont les caisses sont vides, le vend à Joseph-Philippe Lovera de Coni. Après avoir été épisodiquement français de 1691-1697, 1706-1713, 1744-1748 et 1793-1814, il le devient définitivement en 1860 avec le rattachement de la Savoie et du comté de Nice.

L'église Saint Pons, batiment du XVIème siècle en partie rénovée grâce à la générosité des Marie.
Moulin à huile communal - Il a bénéficié de plusieurs modernisations successives, entre 1890 et 1899 puis en 1921. Une roue hydraulique verticale de 4,5 m de diamètre, en bois de mélèze, est mise en mouvement par une petite chute d’eau et actionne un broyeur à meule. A l’intérieur du bâtiment, se trouve aussi une presse.
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