Ancien bourg médiéval fortifié des Alpes Maritimes, perché sur une éminence rocheuse. Bâti sous le château, élevé sur l’éperon rocheux dominant le site vers l’an 900 par les comtes de Provence, tout de ruelles en pente, escaliers, porches et passages couverts. Au Moyen Age, il se développe avec ses échoppes d'artisans à l’abri de ses remparts. En 1434, s’acheve la "route du sel" qui permet la communication avec Utelle et la Vésubie. Fief de la famille Riquier d’Eze jusqu’en 1385, où Hugues accusé de rébellion envers le souverain est dépossédé de ses biens transmis aux Grimaldi de Beuil. La charte signée en 1475 par Louis Grimaldi leur donne le droit de s’administrer eux-mêmes. En 1621, suite à l'exécuton d'Annibal Grimaldi, les habitants se soulèvent et investissent le château. L’année suivante, en remerciement de leur dévouement à la Savoie, Charles Emmanuel leur accorde une charte de liberté. Après la révolution, l’empire apparaît comme une période de paix qui voit la gloire du plus célèbre de ses habitants, André Masséna. A la chute de Napoléon, le comté de Nice retourne au royaume de Piémont Sardaigne jusqu’à son rattachement en 1860. François Malausséna, le premier maire de Nice est un enfant de Levens. La chute de l’Empire et la guerre de 1870 provoquent un exode rural d’autant que la population manque d’eau. C’est alors que le docteur Joseph Faraut, maire de la commune, fait de sa devise "Aqua Fons Vitae" le principe qui fait la renaissance du canton. Politique d'aménagement poursuivie et développée par son petit-fils, Joseph Raybaud, élu en 1929, plus jeune maire de France, resté dans ses fonctions jusqu'en 1991, soit 62 ans!












































