QUE NOTRE FRANCE EST BELLE
LA GARDE GUERIN

Petit village fortifié, isolé au milieu d'un plateau, à près de 900 mètres d'altitude, dominant la trouée du Chassezac en Lozère. "Un des plus beaux villages de France", créé au XIIème siècle après un accord entre l’évêque de Mende et le seigneur Bernard d’Anduze, dont le domaine est traversé par le chemin de Régordane, pour protéger les voyageurs qui empruntent cette voie reliant le Massif central à la Méditerranée, très fréquentée au Moyen Age. Ce castrum se trouve à mi-chemin de Villefort à la Bastide, difficile, désolé et dangereux, cette insécurité est due à la présence de "routiers", errants. Les chevaliers établis en ce lieu, "les Pariers" égaux en droits et en devoirs, possédent le village en co-seigneurie, ainsi que le chemin. Chacun détient une "parérie" de ce bien commun dont il assume les charges, percoit les revenus et a une habitation séparée de la maison voisine par un espace ("le pan du roi"), car il veut rester maître chez lui. La cité n’a pas été épargnée par l'histoire, incendiée au cours de la guerre de cent ans, elle l'est de nouveau au XVIème siècle, pendant les guerres de religion. A côté du donjon, trônent les ruines majestueuses du château détruit par un incendie en 1722, resté en l'état, édifié entre 1569 et 1594 par la famille Molette de Morangiès, lorsqu'ils ont réuni en leur possession toutes les "paréries", mettant fin à la coseigneurie. Avec l'imposant donjon haut de 20 mètres, daté du XIIème siècle, vestige du castrum, la petite église Saint Michel de style roman, ses vieilles maisons de pierres admirablement restaurées et une grande partie de ses remparts, la petite cité où toutes les rues sont pavées, a conservé intact son bel ensemble médiéval homogène.

Porte Saint Michel - Entrée sud du village, en face dans le pré on accueillait les pèlerins dans l'hôpital, aujourd'hui disparu.
Four à pain ou "four banal" - Mentionnée dans un texte du début du XIIIème siècle, au Moyen-Age, le four du village où chaque famille cuisait, à tour de rôle, son pain.
Eglise Saint Michel - Du début XIIIème siècle, jadis, la chapelle du castrum.
La tour - Dès le XIIème siècle, les textes mentionnent le "castrum" de La Garde avec son enceinte, ses portes et la tour qui faisait office de donjon. Construite à l’angle nord-est du village, à l’endroit le plus élevé, elle domine le plateau rocheux sur lequel elle se dresse à 18 mètres de hauteur.
intérieur de la tour.
Château - Edifié entre 1569 et 1594 par la famille Molette de Morangiès. L’existence d’un véritable château comme résidence seigneuriale n’a été possible que lorsqu'ils eurent réuni en leur possession toutes les "paréries", mettant fin au régime de coseigneurie qui avait prévalu jusque là. Détruit par un incendie en 1722, il est resté tel quel depuis.
Les gorges du Chassezac - Rivière qui naît en Lozère, au Moure de la Gardille , vers 1300 mètres d’altitude et qui se jette dans l’Ardèche, à Vallon-Pont-d’Arc.
La ferme Pansier - Ancienne demeure seigneuriale du XVIème siècle. En 1793, Pierre Pansier, habitant de La Garde-Guérin, était devenu propriétaire de cette maison. Avant qu'elle ne soit vendue à la SAFER en 1964, la grande salle était devenue le café et l’épicerie du village. Rachetée et transformée, ses propriétaires actuels l’ont joliment restaurée et en ont fait un hôtel de charme.
Porte du Rachas - Entrée nord, à cet endroit un pont enjambait un fossé de 5 mètres de large sur 2 mères de profondeur.
Pré de la foire - Jusqu'en 1938, à la Saint Michel s'y tenait la foire annuelle que le roi Charles V avait autorisée en 1367.
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