Village aux maisons typiques du Pays Basque, célèbre pour son piment rouge AOP (l'or rouge fêté en octobre) qui sèche accroché en guirlande partout sur les façades et aussi pour sa foire aux chevaux où se négocie la vente de "pottok", petit cheval demi-sauvage des montagnes du Labourd, autrefois utilisé dans les mines du Nord. A l'extérieur du bourg, trone le château, le seigneur, Bertrand d'Ezpeleta (qui signifie en basque "lieu planté de buis"), vassal des princes anglais d'Aquitaine, le fait reconstruire vers 1414 sur des bases du XIème siècle. En 1462, une fois les Anglais chassés, le roi de France, Louis XI érige la seigneurie d'Espelette en baronnie. Détruit durant la guerre de trente ans, le château est rebâti et légué aux habitants en 1694, ainsi que les droits seigneuriaux qui y sont rattachés par la dernière descendante de la lignée. Restauré, il abrite aujourd'hui le centre administratif, culturel et social du bourg. En 1794, suite à la désertion des rangs révolutionnaires de quarante sept jeunes gens d'Itxassou, la commune est décrétée "commune infâme" et une partie de la population déportée dans les Landes et le Gers. Le piment est rapporté au XVIème siècle dans les vaisseaux de retour d'Amérique, à l'issue des premiers tours du Monde. Le climat du Sud-Ouest, à la fois doux, tempéré avec une pluviosité assez abondante, alternant avec un soleil généreux est parfait pour sa culture. Un syndicat de producteurs a vu le jour en 1993. Le piment d’Espelette a ainsi obtenu un label AOC en 2000, puis en 2002, la reconnaissance de sa qualité par l’Union Européenne avec l’obtention d’un label AOP. Le cimetière abrite le tombeau d'Agnès Souret, première Miss France élue en 1920.









































