Gros bourg pittoresque de la Drôme, entouré de champs de lavandes, bénéficiant d’un agréable climat méditerranéen, à l’abri des grands vents du couloir rhodanien. La vieille ville avec ses rues et ruelles piétonnes conserve quelques restes isolés de remparts médiévaux, dont une tour qui servait autrefois de prison ou encore quelques détails d’architecture Renaissance, comme une porte remarquable qui appartenait à l’ancien couvent des Dominicains, construit en 1594. Au centre, la place du Marché classée avec ses façades un peu biscornues repeintes de riantes couleurs du sud, ses passages couverts très bas à arcades du XVème siècle et sa fontaine. Le nom de "Baronnies" date du Moyen Age et provient de la réunion des baronnies locales de Mévouillon et de Montauban dont le Buis a été la capitale. Les Baronnies sont rattachées au Dauphiné, lui même incorporé au Royaume de France en 1349. Dès le début des guerres de religion dans les années 1560, le protestantisme s’implante dans les zones rurales des Baronnies. Buis-les-Baronnies subit d'importantes attaques armées. Le couvent des Dominicains fondé au XIVème est entièrement brûlé, le bourg est en partie détruit, l'église Notre-Dame-de-Nazareth est ravagée, la quasi totalité des chapelles environnantes subissent le même sort. Après la promulgation de l'Édit de Nantes par Henri IV en 1598, le calme revient et laisse place à une reconstruction massive au début du XVIIème. La spécialité locale depuis le milieu du XIXème est le tilleul, chaque année une fête célèbre cette plante. De nombreux négociants et producteurs ont développés leurs activités autour du tilleul ainsi que d'autres plantes médicinales et herbes aromatiques comme la sarriette, la sauge, le thym et la lavande.


























