Petit village de l'Hérault qui a gardé ses traditions sur l'étang de Thau, vivant principalement de l’élevage des coquillages et du tourisme, "berceau de l’élevage des coquillages en Méditerranée". Pendant des siècles, le bourg a vécu de la pêche et de la vigne. Au nord du village, se trouvaient les demeures des vignerons, au sud au bord de l’étang, les maisons de pêcheurs qui au tout début vivaient dans des excavations du rivage. Au fil des ans, le travail de la vigne disparaît laissant la terre à la construction pour l’habitat. Ce n’est qu’au siècle dernier, vers 1907-1908 que les balbutiements de la conchyliculture apparaîssent. Un petit groupe de pêcheurs et autres métiers mettent en commun leurs recherches pour élever huîtres et moules dans l’étang. En 1925, à Bouzigues, un artisan maçon, Louis Tudesq, invente une technique originale dite de collage des huitres, elle consiste à coller une à une les petites huitres sur des cordes avec du ciment puis à les laisser grossir ainsi. Cette technique est rapidement pratiquée sur l’ensemble de l’étang. Ce mode d’élevage est resté longtemps unique dans le monde. Après la guerre de 1939-1945, la conchyliculture prend son essor, petit à petit, les pêcheurs se tournent vers ce nouveau métier en conjuguant pêche et élevage des coquillages. Nombre d’entre eux abandonnent la pêche pour ne faire que de l’élevage. Seuls quelques irréductibles continuent le travail de la "clovissière", pour la pêche des clovisses et des palourdes. Le bassin de Thau a pour sites ostréicoles principaux: Bouzigues, Loupian, Mèze, Marseillan et Sète. Au total environ 12.000 tonnes annuelles d’huîtres y sont produites sur quelques 1200 hectares du bassin.












