QUE NOTRE FRANCE EST BELLE
BOURBON LANCY

Pittoresque petite cité médiévale de Saône et Loire connue depuis l'Antiquité pour les vertus de ses eaux. Les Celtes ont découvert leurs qualités, les Romains ont magnifié les thermes. César pendant sa guerre des Gaules, accentue le rayonnement de la cité en envoyant ses troupes au repos. De 1384 à 1388, le duc Philippe II de Bourgogne donne des sommes importantes pour fortifier et établir une enceinte, totalement fermée avec la construction du Beffroi. En 1521, après la trahison du connétable Charles de Bourbon envers François Ier pour rejoindre Charles Quint, Bourbon-Lancy revient à la France. Au XVIème siècle, des "hommes de science" viennent pour tenter d'expliquer le jaillissement des eaux, de riches et illustres personnages viennent y "prendre les eaux", réputées soulager les douleurs articulaires, elles ont aussi guéri les stérilités féminines. En 1542, Catherine de Médicis, épouse d'Henri II, après son passage et dix ans sans maternité, a plusieurs naissances. Cela fait grand bruit dans le Royaume, une autre reine, Louise de Lorraine, femme de Henri III, vient en 1580 et bien que restant stérile, revient en 1582, 1583 et 1586. Henri III donne de grosses sommes pour la restauration des thermes, en l'honneur de son épouse, une source est baptisée "source de la Reine". Du XVII au XIXème siècles, de nombreux médecins écrivent sur leurs bienfaits. Beaucoup de gens illustres viennent en profiter mais l'exploitation des bains est déficitaire. Napoléon donne la station "aux pauvres", en réalité à l'hospice qui lance la construction d'un nouvel établissement en 1803, après avoir démoli les installations romaines, ce sont les thermes d'aujourd'hui, agrandies à plusieurs reprises, où à nouveau, les curistes reviennent. Au XIXème siècle, le marquis et la marquise d'Aligre font bâtir un nouvel hôpital, déboursant quatre millions de francs-or, une statue le rappelle.

Le beffroi - Ancienne porte de la ville, inaugurée en 1385 par Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.
Le Beurdin - "Brave personne, un peu simplette" cet automate sonne les heures en tirant la langue.
Maison Sévigné - Maison d'angle à encorbellement avec pan de bois et charpente en chène, datée de 1468-1470. Lors d'un incendie en 1852, perte du deuxième étage et de la toiture d'origine. Classée Monument Historique en 1921.
Fontaine de Bachus - Offerte par Gabriel Cimetière (1913-1999).
Emplacement de la collégiale Notre Dame - Fondée par Guy de Salins en 1494, détruite par un incendie à la fin du XVIIIème siècle.
Porte de l'Eperon et hôtel de La Nocle - Fin du XVème siècle, propriété de Guy de Salins, fondateur en 1495 de la collégiale Notre Dame.
Chemin des Tours - Longe les anciens remparts édifiés vers 1385.
Ruelle aux Loups - En souvenir d'une louve venue de la forêt voisine pendant l'hiver 1880 pour retrouver ses petits qu'un garde-chasse avait ramenés d'une battue.
Hôtel de ville - Edifié en 1783, il fait partie des quatre hôtels de ville hérités de l'ancien régime en Saône-et-Loire.
Eglise du Sacré Coeur - De style néo-gothique, construite en 1881 et consacrée en 1896. Elle se trouve sur l'emplacement de la chapelle et du couvent des Ursulines, transformée en "salles de réunions populaires" pendant la révolution, puis démolie.
Autel de pierre blanche donné à l'église des Ursulines par Louis Pinot, maire, en 1857.
Hôpital d’Aligre - Du nom de son fondateur, le marquis d’Aligre, remplace en 1852 l’ancien hôpital des Eaux Minérales démoli, fondé en 1697 pour les pauvres.
L'établissement thermal actuel a été construit au XIXème siècle à l'emplacement des anciens bains romains. La cité compte parmi les grandes villes d'eau de la Gaule. Les Celtes ont découvert les vertus bienfaitrices des eaux thermales. Les romains ont magnifié les thermes que ces derniers avaient construits.
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