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AMBIALET

Petit village en 2 parties bien distinctes, Ambialet-le-haut à la naissance du méandre et Ambialet-le-bas, au pied du promontoire, il s'est adapté aux particularités naturelles du terrain accidenté de ce spectaculaire cingle du Tarn. Jusqu'à la fin du siècle dernier, seul un chemin aménagé sur l'arête rocheuse, surplombant la rivière à certains endroits, assurait la liaison entre les deux. En 942, le vicomte d'Albi, Aton Ier, s'arrogea le titre de vicomte d'Ambialet, marquant ainsi la première mention officielle de la cité. Il y fait édifier une forteresse qui reste pendant plus de deux siècles, l'une des plus puissantes de l'Albigeois. Ses successeurs, que l'histoire a retenus sous le nom des "Trencavel", se taillèrent, au milieu du comté de Toulouse, un immense domaine comprenant notamment Béziers, Nîmes, Limoux et Carcassonne. Lors de la croisade contre les Albigeois, Simon de Montfort prit Ambialet. Vingt ans plus tard, le traité de Meaux fit passer ce fief dans la seigneurie de Castres attribué à la famille de Montfort, avant de rejoindre en 1271 la couronne de France à la mort d'Alphonse de Poitiers. Dévasté par les Anglais durant la guerre de cent ans, le château est pris sans coup férir par les Huguenots, de 1563 à 1568 et en 1569. En 1762, la famille de Castelpers a acquis Ambialet pour la somme de 3400 livres à la fin du XIVème siècle, le céde au baron de Lormet qui le conserve jusqu'à la révolution. Dès le XIXème siècle, le village s’endort, victime de l'exode rural, les derniers événements qui vont l'animer seront les différents aménagements réalisés vers 1900 afin d'assurer son désenclavement: tunnel, pont et voie ferrée (abandonnée avant la pose des rails). Sur la partie la plus haute du cingle, se dresse un prieuré. Monastère construit par les vicomtes d'Albi, transmis au bénédictins de Marseille en 1057, ils le gardent jusqu'au XVème siècle. Les guerres de religion et la révolution le laissent en ruine. Ce patrimoine revient à la commune et au XIXème siècle, l'ordre des Franciscains le restaure et l'agrandit pour en faire une école. Aujourd'hui, l'université Saint Francis de Pennsylvanie qui a signé un bail à long terme, l'occupe et le réhabilite.

Centrale hydroélectrique - Batisse aux allures de château Renaissance posée sur ce site unique où le Tarn fait une boucle de 3 km et lorsque il revient sur ses pas, il n'est séparé que d'une douzaine de mètres pour 3,5 mètres de dénivellé. Construite entre 1917 et 1923 par l'usine du Saut du Tarn, à la place d'un ancien moulin, aujourd'hui exploitée par EDF.
Eglise Saint Gilles - Ancienne église paroissiale édifiée au XIème siècle, dont le choeur est taillé dans le rocher. A plusieurs reprises incendiée et détruite, elle a été récemment restaurée et sert de salle d'exposition.
Chemin de croix du prieuré.
Arbre de "l'Auder" - Ramené de Terre Sainte par un pieux chevalier au retour de croisade au XIIème siècle. Planté aux abords du prieuré à l'occasion d'un pélerinage à Notre Dame de la Volte (la Boucle), depuis cette époque, il a donné le nom à la chapelle, Notre Dame de l'Auder.
Notre Dame de l’Auder - Chapelle du prieuré, construite dans la deuxième moitié du XIème siècle.
Prieuré d’Ambialet - Ancien monastère bénédictin situé au point haut de la presqu'île à 295 m d'altitude. Le sommet a été occupé de très bonne heure par un petit monastère. En 1057, le vicomte d’Albi fait don de cet endroit à des moines bénédictins de l’abbaye Saint-Victor de Marseille qui l'occupent, sans interruption, pendant cinq siècles. Abandonné puis ruiné pendant les guerres de religion jusqu’à la révolution, où il passe propriété de la commune. Au XIXème siècle, l'ordre des franciscains le restaure et y installe une école jusqu'au milieu du XXème siècle. Depuis 2007, l'univerdité St Francis à Loretto, Pennsylvanie, l'occupe et le réhabilite.
Eglise Notre Dame de la Capelle - Edifiée au XVème siècle, ancienne chapelle du château le Castellas du XIème siècle.
Ruines du château Saint Raphaël - Erigé par les comtes d’Albi. Au Moyen-âge, Ambialet devient le siège de la vicomté des Trencavel, rivaux des comtes de Toulouse puis il est occupé par Simon de Monfort pendant la croisade contre les Albigeois.
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