Région naturelle protégée de 15 000 ha située en Haute-Corse, réputée pour ses paysages sauvages et ses plages paradisiaques de sable blanc. Entre la Balagne et le cap Corse, aujourd'hui le maquis couvre à perte de vue cet endroit étrange, hérissé d'escarpements rocheux de toute formes, autrefois éden verdoyant, progressivement abandonné par l'homme, brulé par le soleil et de nombreux incendies propagés par les vents, avant de retourner à l'état sauvage. A une époque, c'était une terre agricole fertile, intensément cultivée et partagée, appelé le "grenier à blé de la Corse". La république de Gênes du XVIème au XVIIIème siècle, faute d'un arrière pays suffisamment développé, l'utilisait également pour cultiver de quoi nourrir sa population métropolitaine. Dès l'automne, les bergers de la haute montagne prenaient le relais, ils y emmenaient des milliers de brebis et de chèvres pour profiter d'un climat hivernal beaucoup plus doux. Pour vivre sur place, les hommes ont construit des centaines de petites cabanes en pierre sèche au toit de terre (les "pagliaghji"), ils y stockaient le grain, la paille et s'y abritaient. Jusqu'au début du XXème, on y cultivait encore le blé, les agrumes, l'olivier, le figuier..., En 1958, le désert des Agriates a été envisagé comme site d'essais nucléaires.


















