SAINTE ENIMIE

Haut lieu touristique de Lozère, village médiéval tout en ruelles pavées et en passages voûtés, sur les pentes d’un canyon creusé par le Tarn. "Un des plus beaux villages de France", accroché au flanc du causse de Sauveterre, il étage ses massives demeures de calcaire et son église romane Notre Dame du Gourg, du XIVème siècle, au pied d’un ancien monastère bénédictin dont subsistent une chapelle et une salle capitulaire. A ses pieds, la source de Burle qui aurait guérit au VIIème siècle la princesse mérovingienne Enimie, atteinte de la lèpre, nommée abbesse, elle aurait fondé le monastère, autour duquel le village s'est développé. Une communauté de moines bénédictins s'y implante au XIème siècle et marque une période de prospérité pour ce haut lieu spirituel. En 1060, un moine retrouve le tombeau d'Énimie, des recherches historiques authentifient l'histoire de la bienheureuse et un culte lui est consacré. A la révolution, les moines quittent le village, s'ensuit la ruine du monastère. Au XVIIème siècle, le pont est édifié sur le Tarn.

La fontaine miraculeuse - Vers 615, Enimie, princesse mérovingienne, soeur du roi Dagobert, préfère vouer son âme à Dieu plutôt que de se marier. Son père Clotaire II le lui ordonne mais Enimie se réfugie dans une petite chapelle pour prier Dieu de lui épargner cette union. Son voeu est exaucé, atteinte de la lèpre, adieu promis, et prétendants. Une voix lui conseille de se baigner dans l’eau de la fontaine de Burle. Ce qu’elle fit, au creux d’une vallée inconnue et inhabitée. Elle retrouva sa beauté qu’elle perdit en voulant retourner chez son père. Après plusieurs baignades réparatrices et tentatives de retour toujours aussi enlaidissantes, elle décida de rester sur place et de prier dans une grotte. Elle réalisa de nombreux miracles et connut une telle renommée qu’un monastère (aujourd’hui un collège) suivi d'un village: "Burlatis" s’établit sur place, aujourd'hui: "Sainte-Enimie".
Eglise romane Notre Dame du Gourg - Construite au XIIème siècle en dehors de l’enceinte du monastère, elle était destinée aux paroissiens. Remaniée au XIVème siècle, plusieurs chapelles ont été rajoutées au cours des siècles.
Ancienne "halle au blé" - En ce lieu, les paysans des causses échangeaient autrefois leurs produits avec ceux amenés dans la vallée par la route ou la rivière, céréales, fromages, huile de noix ou d’amande, vin, bétail...
Echoppe du Moyen Âge
Chapelle romane Sainte Madeleine - Vestiges avec l'ancien réfectoire du monastère de Ste Enimie.
Monastère de Sainte Enimie - Fondé dès le VIème siècle au-dessus du village. Actif jusqu'à la révolution, puis il a subi de nombreuses destructions. Il n'en reste aujourd'hui que l'ancien réfectoire et la chapelle romane Sainte Madeleine.
Ermitage de la Roche - Adossé au flan du Causse de Sauveterre, lieu de recueillement de la sainte où fut bâti cette chapelle.
Ermitage de la roche, où vécut Enimie, une chapelle dominant le village du haut de la falaise. L’édifice actuel est semi-troglodyte, constitué à partir de la grotte elle-même et de plusieurs éléments de maçonnerie rapportés entre le Xème et le XVème siècles.
Jusqu’au milieu du XXème siècle, les mères montaient avec leurs nourrissons, atteints d’eczéma ou autres dermatites, pour les baigner dans la petite cuvette.
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