SAINT COME D'OLT

"Un des plus beaux villages de France" se lovant au creux de la vallée du Lot en Aveyron. Le coeur du village avec ses remparts devenus façades des maisons, a gardé son caractère médiéval avec ses trois portes d’entrées et ses venelles où se côtoient les anciennes échoppes moyenâgeuses et les belles demeures des XV et XVIème siècles. Le bourg à l'époque des croisades, n'était "qu'une petite agglomération" au quartier de la Bouïsse, près de la voie romaine reliant Rodez à Javols. Une "infirmerie" se situait près de la chapelle qui accueillait les voyageurs après la traversée de l'Aubrac. Cette église primitive était placée sous le vocable de Saint-Côme et Saint Damien. Dès lors, ce quartier prit le nom du patron de l'hospice et il fut attribué à la localité qui s'étendra vers le Lot. Au XIIème siècle, les seigneurs de Calmont, érigent une maison forte autour de laquelle se développe la cité. Pour se prémunir des invasions, les habitants sous l'impulsion du seigneur, élevèrent des fortifications, conférant au village son aspect circulaire. Au coeur de cette enceinte, faisant suite à la première maison seigneuriale, se trouve le château construit au XIVème siècle par la famille des Castelnau, propriétaire de ce lieu pendant sept siècles. Il subit de nombreuses modifications architecturales au fil des siècles, depuis 1970, il abrite la mairie. De l'autre coté de la place arborée, siège l'imposante église Saint Côme et Saint Damien en remplacement de l'église primitive à l'extérieur des remparts, de style gothique flamboyant, construite de 1522 à 1532 avec son clocher flammé, d'une hauteur de 42 mètres. En 1586, les trois quarts des habitants meurent de la peste, peu après, "L'Oradou" à été érigé à leur mémoire. La ville est repeuplée par des gens de Castelnau-Bretenoux, en Quercy.

Clocher Tors - A base carrée, d'une hauteur de 42 mètres, seul en France à être jumelé avec un clocheton, bâti en 1527, refait à l’identique en 1627 après le passage de la foudre et restauré en 1984. Il servait de tour de guet dans les temps troublés de l'histoire.
Maison Dufau - XVIème siècle, du nom d'une famille de notaires, futurs seigneurs de Beauregard, près d'Estaing.
Porte de la Barrieyre - Sous la "Maison Pons de Caylus", l’une des trois portes de la ville.
Porte Théron - Cette porte donnait accès vers Espalion, disparue, elle a été reconstruite à l'identique.
Ancienne église Saint Pierre de Boisse - Située sur la route de Compostelle, le chevet du XIème, la nef du XIIème, l'avant-porche du XVIème siècle. Eglise paroissiale jusqu'à la construction d'une nouvelle église au centre du village en 1524. En mauvais état au XVIIIème siècle, elle est confiée aux Pénitents blancs qui la restaure. Désaffectée en 1949, elle sert de salle des fêtes.
Eglise Saint Côme et Saint Damien - De style gothique, bâtie entre 1522 et 1532, par Antoine Salvanh qui venait d’édifier le clocher de la cathédrale de Rodez. Elle possède un remarquable clocher flammé.
Les portes datent de 1532, en chêne sculpté, elles comptent chacune 365 clous en fer forgé et sont classées Monument Historique.
Maison Pons de Caylus, tour médiévale - Surmontée d’une tour qui servait de poste de guet et de pigeonnier. Achetée vers la fin du XVIIème siècle par Pierre Pons, avocat au Parlement, il dut accepter de réduire la hauteur de la tour afin que son sommet ne soit pas plus haut que celui du château.
Château du XIVème siècle, construit au coeur de l'enceinte de la ville, faisant suite à une première maison seigneuriale signalée en 1226. Il subit de nombreuses modifications architecturales au fil des siècles. Lieu de mémoire pour les Castelnau, propriétaire de ce lieu pendant sept siècles. La famille céda le château en 1970 à la municipalité qui en fit la mairie.
Tour du Greffe sur la "Porte Neuve" - Ce bâtiment abritait, avant la révolution, la cour de justice locale.
Porte "Neuve" - Construite à la fin du XIVème siècle, une des trois portes de l'enceinte. Elle jouxte la "maison du Greffe" et donne sur les plus vieilles rues du village.
Hôtellerie du couvent de Malet sur les chemins de Saint Jacques. Etablissement né de la volonté des Ursulines de créer un lieu d’accueil et de rencontre pour tous. A l'origine, au XIIème siècle, il s'agit simplement d'une maison donnée par le seigneur de Calmont aux moines d'Aubrac. Ceux-ci la développèrent en bénéficiant de dons ou legs successifs.
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