BUOUX

Petit village au coeur du Luberon, crée au XVIIème siècle, situé au pied de la falaise dans la vallée agricole, connu pour ses fromages de chèvre et surtout pour les restes de son fort médiéval. Le territoire est, pour l’essentiel, constitué d’une véritable forteresse naturelle sur un éperon, détaché du plateau des Claparèdes. Au IXème siècle, un premier habitat se crée à Saint-Germain, sous le fort actuel, il disparaît vers le milieu du Moyen-Âge. Après 1125 et au XIIIème siècle, la seigneurie appartient aux Pontevès, rattachés aux seigneurs d’Apt. Au XIIIème siècle, l'éperon rocheux devient le "castrum de Biolis", le lieu est déjà fortifié et habité, il contrôlait un des passages importants du Luberon vers le littoral méditerranéen. Devenue une véritable citadelle avec le château, son donjon et ses remparts qui protégeaient le village "primitif" avec toutes ses dépendances. La cité aura longtemps résisté aux assauts, mais c'est un autre ennemi qui aura raison d'elle: la grande peste de 1348, la population est décimée. Au XVème siècle, les Vaudois puis les Piémontais sont appelés par les seigneurs locaux pour repeupler et exploiter la région. Pour ces raisons, leur foi est tolérée, ce qui fait de Buoux et d'autres villages du Luberon une zone de refuge, toutefois, avec l'édit de Mérindol en 1540, François Ier ordonne leur persécution. Le fort de Buoux devient un lieu de résistance pour les Vaudois jusqu'en 1578 ou les catholiques s'en emparent par ruse et trahison, son démantèlement est ordonné en 1660 par Louis XIV, les ruines servent ensuite de carrière. Trois enceintes défensives demeurent, avec les remparts, une église romane, des habitats rupestres, des maisons enfouies, des silos taillés dans le rocher, des citernes, un donjon, le lieu classé "Monument historique" depuis 1986, est ouvert au public toute l’année. Autre lieu historique le "château de l'environnement" ex château de Buoux, du XVème au XVIIIème, propriété du PNR de Luberon. Modifié par tous les propriétaires successifs et inachevé a la révolution.

Eglise Sainte Marie
Baume des Peyrards - La route qui mène au fort traverse cette anfractuosité longue d’une quarantaine de mètres et profonde en moyenne de 4 à 5 mètres, abri naturel pour les Néandertaliens.
Cuve vinaire, creusée à même le roc, on en dénombre une quinzaine situées en pleine nature
Habitat rupestre
Porte d'entrée de la citadelle
Vue sur la baume des Peyrards
Corps de garde
Maison citerne
Eglise du XIIIème siècle
La poterne - Accès à un escalier descendant à travers la végétation, longeant la barre rocheuse et à un escalier vertigineux, creusé dans le roc, permettant de descendre la deuxième barre rocheuse et de quitter les lieux incognito.
Les silos - Creusés dans la roche, ils dateraient du Moyen Age. A l'origine, ils étaient munis de couvercles en pierre dont des fragments ont été retrouvés. L'usage de silos était répandu en Provence du XI au XIIIème siècles.
Premier rempart avec sa porte et ses impressionnantes archères hautes et étroites.
Habitation en partie creusée dans le roc
Second rempart avec sa tour de trois étages au centre
Maison forte
Le troisième rempart, protégé par un fossé entièrement creusé dans le roc, d'un bord à l'autre de la falaise. Un passage bâti a remplacé le pont-levis.
La tour de guet
Point ultime de la citadelle
Château de Buoux - XV-XVIIIème siècles. Imposant et harmonieux, il est transformé plusieurs fois au cours des siècles mais cette évolution reste inachevée à la révolution. Propriété du Parc Naturel Régional du Luberon, sa vocation première est de préserver la nature qui l'entoure, héritée d'une vie rurale historique et quasi millénaire.
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