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STRASBOURG

Capitale de l’Europe et de l’Alsace, possède un patrimoine historique et architectural qui en fait la ville la plus riche d’Alsace, son centre ville fait partie du patrimoine mondial de L’UNESCO. Bijou architectural et symbole de la ville: la cathédrale, construite à l’emplacement de la précédente, du XIIème au XVIème siècles, en grès rose avec sa flèche culminant à 142 mètres, jusqu’au XIXème siècle le plus haut bâtiment religieux d’Europe. Le plus joli quartier et le plus visité, le long de l'Ill, la "Petite France" avec ses belles maisons à colombages, l’origine du nom vient du fait que ce quartier, propriété de l’hôpital, était utilisé pour héberger les malades atteints du "mal français" (la syphilis). La fondation d’Argentoratum est attribuée aux Romains qui construisent, en 12 avant J.C., un camp fortifié qui fait partie de la ligne de défense de l’Empire contre les Germains. Autour, s’établit une agglomération qui subit plusieurs destructions au cours du temps. Restaurée en 496 sous le nom de Strateburgum par les Francs après la conversion de Clovis au Christianisme, elle est l’une des rares villes de la région à avoir un évêque-gouverneur. Les VIIIème et IXème siècles sont prospères, la population double, une nouvelle cathédrale est construite et le commerce se développe, toujours sous la tutelle de l’évêque. Une nouvelle enceinte est construite au XIIème siècle et sera agrandie un siècle plus tard. Les bourgeois, écartés des décisions, prennent le pouvoir en 1262, en suit une longue période de trouble et de guerre civile provoquant une révolte des Strasbourgeois. Le pouvoir revient à la classe marchande, un maire est nommé par un conseil et obtient le statut de ville libre d’Empire. Elle connait une grande effervescence intellectuelle, devient un centre important de l’humanisme. Gutenberg y invente l’imprimerie qui se diffuse à travers l'Europe. Strasbourg adopte en 1524 la Réforme, attribue les églises aux protestants, accueille les dissidents religieux et propage leurs idées grâce à l’imprimerie, elle est à son apogée. Mais le déclin arrive avec les guerres. L’Empereur Charles Quint, catholique, mène la guerre contre les protestants et leurs alliés qui sont vaincus, Strasbourg doit restituer la cathédrale et les églises aux catholiques. A l'issue de la guerre de trente ans en 1648, l’Alsace revient à la France mais Strasbourg reste ville libre Impériale. Assiégée par les troupes de Louis XIV, en 1681, elle capitule et devient française. Hautement stratégique pour la France, véritable bastion sur le Rhin, elle accueille une importante garnison, c'est le début d’une nouvelle prospérité. En 1792, le capitaine Rouget de L’Isle compose un chant pour l’armée du Rhin qui deviendra la "Marseillaise". L’époque napoléonienne apporte prospérité et faste jusqu’à la guerre de 1870 où l’Allemagne annexe l’Alsace et une partie de la Lorraine. Lors du siège, la ville subit de graves destructions. Après la guerre de 14-18, l’Alsace revient à la France. 39-45 arrive, elle est à nouveau annexée et une politique de "germanisation" est lancée: interdiction du français, changement du nom des rues et des noms de famille à consonance française. Le 23 novembre 1944, libérée, elle est à nouveau française. La ville est choisie pour être le siège du Conseil de l’Europe et du Parlement Européen.

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