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BARRÊME

Vieux village à 742 mètres d'altitude, adossé à une colline d'un côté et arrosé de l'autre par l'Asse, desservi par le "train des Pignes", à l'intersection des nationales 85 et 202. Etape de la fameuse route Napoléon, il s'enorgueillit de posséder une maison où l'Empereur passa la nuit du 3 au 4 mars , suivi le 5 par les troupes royales à sa poursuite. Riche en sites fossilifères, Barrême peut se prévaloir d'avoir donné son nom à une époque de l'ère secondaire, le "Barrêmien". Autrefois connu pour ses usines de distillation de lavande, il existe toujours un label de qualité "lavande fine de Barrême", un musée lui est consacré. Le lieu apparaît pour la première fois dans les chartes en 1040 alors qu’il vient d’être détruit par un incendie, établi sur le col Saint-Jean et fortifié, il se reconstruit dans la plaine. En 1235, le baron de Castellane cède ses droits sur la cité au comte de Provence qui reste leur propriété jusqu’en 1348, date à laquelle la reine Jeanne l’échange contre une terre du royaume de Naples, il devient le fief des Villeneuve jusqu’en 1748. Chef-lieu de viguerie du XVème siècle jusqu’à la révolution. En 1536, lors de l’invasion de la Provence par Charles Quint, toutes les récoltes furent détruites. Pour se protéger des attaques, une muraille est érigée en 1589-1590 mais celles-çi construites à la hâte étaient peu solides et en 1688, elles avaient disparu. En 1629, une épidémie de peste fait des ravages malgré un cordon sanitaire. En 1834-1835, c'est le choléra qui fait des dizaines de victimes. En 1860, une crue de l'Asse dévaste le village. Le train circule sur le premier tronçon de la ligne des chemins de fer de Provence de Digne à Saint-André à partir du 15 mai 1892, la totalité de la ligne jusqu'à Nice est inaugurée du 5 au 7 août 1911.

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