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SAINT SAUVEUR SUR TINEE

Bourg de moyenne montagne des Alpes Maritimes, blotti dans une boucle de la rivière de la Tinée, au sortir des gorges de la Mescla en schiste rouge. Pavées de neuf, ses ruelles médiévales étroites grimpent et descendent, bordées de maisons à la couleur rouge sombre de la pierre locale. La cité était sur la voie romaine qui franchissait la Tinée à cet endroit, reliant Cimiez à Embrun, les deux capitales successives de la province des Alpes Maritimes. Saint Sauveur apparait en 1067 dans le cartulaire de la cathédrale de Nice, ce fief appartient avec l’ensemble des villages de la haute Tinée à la famille des Rostaing de Thorame. Au XIVème siècle, l’un des descendants, Pierre Balb, seigneur du lieu, se révolte à plusieurs reprises contre le pouvoir des comtes de Provence, en 1376, la reine Jeanne, le prive de tous ses droits pour crime de lèse-majesté. Gracié en 1382, il se rebelle à nouveau en 1388 avec l’aide des Grimaldi de Beuil quand le comté de Nice passe à la Savoie. Fidèle aux Anjou, Pierre Balb, se réfugie dans son château de Rimplas, vaincu en 1392, il est privé de ses domaines en faveur des Grimaldi. Mais la cité évite la domination des barons de Beuil et devient commune libre, jusqu’en 1699, privilège confirmé par le comte de Savoie en 1404. Mis à mal par la guerre de succession d’Espagne, à la fin du XVIIème siècle par le roi de France et le duc de Savoie qui à la faveur des armes régnaient alternativement sur le comté de Nice, la commune est forcée d’accepter en 1700 son inféodation avec le titre de comte au niçois Jean-François Ghisi, décidée par le duc de Savoie au mépris des droits ancestraux. Saint Sauveur est à nouveau dévasté en 1744 par la guerre de succession d’Autriche qui ramène dans la vallée les troupes franco-espagnoles. En 1792, les révolutionnaires annexent le comté de Nice. Entre 1814 et 1860, période de la restauration Sarde suivie du rattachement à la France mais avec les deux tiers de son territoire resté sous souveraineté italienne, retrouvé en septembre 1947 avec le traité de paix de Paris.

Statue de M. Paccoto intitulée "Le Baiser"
Rachetée par la commune, la chapelle Saint-Antoine, propriété de la famille Ongran, est transformée en four communal en 1875 et une réfection complète en 1932.
Eglise paroissiale Saint Michel Archange - De l’ancienne, construite à la fin du XVème siècle, seuls la travée de choeur et le clocher sont conservés. Ce dernier, daté de 1533, se rattache au type alpin de la région des lacs italo-suisses dès l’époque romane, des quatre coins jaillissent des gargouilles en têtes de loup.
Chapelle des Pénitents Blancs - Le village comptait plusieurs confréries, celle là, assuraient les funérailles. Grâce à la date figurant sur le linteau de la porte d’entrée, on sait que la chapelle a été achevée en 1610.
Moulin à farine - En parfait état de fonctionnement, il est mis en mouvement par une turbine horizontale, dite à rodet. Le blutoir a été reconstruit en 1874 par un artisan de Saint-Sauveur, le mécanisme est rénové en 1908
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