PUYCELCI

"Un des plus beaux villages de France" du Tarn. Cette bastide médiévale veille sur la forêt de Grésigne (la plus importante de Midi Pyrénées), du haut de son plateau rocheux. Derrière ses remparts, encore flanqués de 2 tours et percés de portes fortifiées, les rues présentent de nombreuses maisons des XV et XVIème siècles dont la mairie, l’église Saint Corneille des XIV et XVème siècles de style gothique méridional, la chapelle Saint Roch de 1703... Du chemin de ronde, s'offre un point de vue sur le paysage alentour, vignobles, forêts et vertes collines. L'histoire de Puycelsi débute en 1180, avec l'acte de vente par lequel l'abbé Pierre d'Aurillac vend ce lieu au comte de Toulouse, Raymond V. Ils fortifièrent la place et édifièrent un château, disparu depuis. Fidèle au comte de Toulouse, la citadelle résista deux fois lors de la croisade des Albigeois, en 1211 et en 1213. Le traité de Meaux, en 1229, marqua la fin de la guerre et la réconciliation de Raymond VII avec Louis IX, il stipulait que 25 villes devaient être détruites dont Puycelsi. Ensuite, rebâti, le village résista vaillamment aux routiers du vicomte de Montclar, en 1363, au sieur de Duras, aux Anglais lors de la guerre de cent ans et même au sieur de Payrol pendant les guerres de religion. Quatre épidémies de peste vont le frapper entre 1586 et 1652, pour remercier de les avoir épargnés, les habitants édifièrent la chapelle Saint-Roch. La cité continua a prospérer jusqu'au milieu du XIXème siècle où s'amorça le déclin avec l'exode rural, les mines de Carmaux, ouvertes en 1850, ont sonné la fin de l'activité des charbonniers et des verriers de la Grésigne. Après la première guerre mondiale, Puycelsi se vida de ses habitants et s'endormit jusqu'au début des années soixante, quand les estivants et autres résidents secondaires commencèrent à restaurer les vieilles demeures.

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