BRIANCON

"Ville d'art et d'histoire" des Hautes Alpes dans son écrin de très hautes montagnes dont certaines dépassent les 4000 mètres, protégée par plusieurs forts militaires encore en parfait état. C'est un joyau qui se mérite, surtout pour les amateurs d'histoire qui voudront accéder à la "ville haute" entourée de ses fortifications édifiées par Vauban. C'est aussi la ville la plus haute de France avec 1326 m d'altitude et la deuxième d'Europe après Davos. Site inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 7 juillet 2008 aux côtés des onze autres sites du réseau des sites majeurs de Vauban. Briançon est dauphinoise dès le début du XIème siècle. Au XIVème siècle, la présence des papes en Avignon permet l'essor du commerce, les foires revêtent un caractère international. Aux XV et XVIème siècles, l'activité est considérablement ralentie par les guerres d'Italie et de religion, lors de cet dernière, Briançon repousse un premier siège de Lesdiguières en 1580, après l’assassinat de son capitaine, la ville se rend le 6 août 1590. Deux incendies détruisent presque entièrement la ville en 1624 et 1692. La deuxième reconstruction se fait à l'intérieur d'une enceinte conçue par Vauban. En 1713, le traité d'Utrecht établit la frontière au Montgenèvre, devenue une ville frontière, des forts sont prévus sur les hauteurs la dominant, ils ne seront réalisés qu’après la mort de Vauban.

L'alpiniste Edward Whymper, gravissant la barre des Ecrins. Haute de près de 6 mètres, elle a été érigée le 17 juillet 2009 sur la N94, au sud de Briançon.
Collégiale Notre Dame et Saint Nicolas - Bâtie au début du XVIIIème siècle pour remplacer l'église du XIIème siècle détruite pour la construction des remparts.
La maison des Templiers - Face à la collégiale, à cet emplacement s'élevait la commanderie des Chevaliers du Temple. Après la suppression de l'ordre en 1323, l'édifice revient aux Hospitaliers de Saint Jean. Le bâtiment actuel, construit en 1575, est toujours connu sous le nom de Maison des Templiers, aujourd'hui, restauré par la municipalité il abrite l'office du tourisme.
Fontaine des Soupirs du XVIIIème siècle.
Jardin du Gouverneur - A l'origine le jardin du couvent des Ursulines, installées dans la ville depuis 1632.
Le fort du Château - Construit sur le rocher dominant la cité, cet ouvrage connut de nombreuses modifications au cours des siècles. D'abord forteresse médiévale au temps des Dauphins, l’ouvrage connut un premier remaniement au début du XVIIème siècle, sous Lesdiguières, il fera ensuite l'objet de nombreux projets qui aboutiront à sa transformation au XIXème siècle.
Le fort des Salettes - Envisagé par Vauban dès 1692 pour occuper un replat dominant dangereusement la ville. Sa réalisation, à partir de 1709, fut guidée par les plans établis de son vivant.
Le fort des Trois Têtes - Il doit son nom au plateau rocheux sur lequel il a été édifié. L'ouvrage le plus important de la barrière fortifiée du XVIIIème siècle, il oppose 600 mètres de front à l'ennemi sur une profondeur de 350 mètres. Un camp retranché est établi sur cette hauteur dès 1709 d'après le projet de 1700 de Vauban. Les travaux définitifs commencent après la fin de la guerre de succession d'Espagne et le traité d'Utrecht de 1713 qui a modifié la frontière avec le duché de Savoie. Ils durent jusqu'en 1734.En contrebas, le pont d'Asfeld, Véritable ouvrage d'art, construit afin d'assurer la liaison entre la ville haute et les forts situés sur la rive gauche de la Durance.
Le fort Dauphin - Construit entre 1724 et 1734 sur le plateau de Biffeul. Conçu comme sentinelle avancée de la chaîne de fortifications du XVIIIème siècle, il assurait le croisement des feux avec le fort des Salettes afin d'interdire l'accès à la ville depuis le chemin du Piémont et protégeait le fort des Têtes.
La Durance - La plus importante rivière de Provence. Elle prend ses sources vers 2 390 mètres d'altitude, au pré de Gondran, sur les pentes du sommet des Anges, sur la commune de Montgenèvre.
Le Parc de la Schappe - Au pied de la cité Vauban, l'oeuvre de Laurent Delphin, commandant de la place de Briançon, qui se lance en 1815 dans un projet extravagant, convertir d'anciennes carrières en un parc à la mode orientale avec un lac orné d'un pont japonais.
L'usine de la Schappe - De 1863 à 1933, elle employait 1200 ouvriers (principalement des femmes) pour peigner la soie. Il s'agissait de traitement des déchets de la soie, dont le résultat s'appelle la schappe. Le 5 octobre 2014, un incendie en pleine nuit détruit totalement le bâtiment de 3300m2 qui doit être reconstruit à l'identique et transformé en appartements.
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