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EYGALIERES

Dans les Bouches du Rhône, étalé sur le flan de sa petite colline, surmonté par la tour de l'horloge, entouré de champs d'oliviers, de vallons verdoyants, de vignes et comme toile de fond les paysages des Alpilles. Un village plein de charme qui a conservé son authenticité, les maisons anciennes en pierre se tiennent en enfilade le long des ruelles tortueuses, la rue du Docteur Roque monte jusqu'aux ruines du vieux village avec les restes du château et de l'église. L’antiquité gallo-romaine a laissé la présence de "villas" dispersées dans les parties exploitables, elles sont à l’origine des plus anciens "Mas". Du VIIème au XVème siècles, les habitants du lieu, se replient sur la partie la plus sûre à défendre, le piton rocheux du "vieux village" d’aujourd’hui, aménagé en forteresse. Jusqu’au XIIème siècle, la communauté est dominée par des petits seigneurs locaux, avant de connaître des suzerains plus importants, comme aux XIII et XIVème siècles les abbesses de Mollégès ou au XVIIème siècle, la maison de Guise-Lorraine. Cependant, elle fonctionnera toujours comme les anciens "municipes" romains dont elle est issue, ayant assez de biens pour racheter ses "libertés" en 1660. Du XIX jusqu’au milieu du XXème siècle, l'âge d’or des paysans, favorisé par l’arrivée de l’eau de la Durance vers 1840 et l'arrivée du chemin de fer en 1884 va accélérer, l'utilisation intensive des plaines et va inciter les paysans à transformer leur modeste agro-pastoralisme en exploitations "exportatrices" vouées aux productions maraîchères. Le vieux village, serré autour du château, abandonné par la plupart de ses habitants, va peu à peu tomber en ruines et il n'en restera plus que des friches.

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